Reza Pahlavi rencontre la droite française : retour en force ou manœuvre d’opportunisme ?
Reza Pahlavi, fils du dernier chah d'Iran, exilé depuis des décennies aux États-Unis, prépare un rendez-vous diplomatique à haut niveau à Paris. Jeudi 9 avril, il doit rencontrer Bruno Retailleau, président du parti Les Républicains, dans une démarche qui sent l’opportunisme stratégique. Âgé de 65 ans et basé près de Washington, Pahlavi multiplie les visits en France depuis le début de la guerre au Moyen-Orient, cherchant à étendre son influence parmi l’élite politique française.
Il ne se présente pas comme un simple exilé nostalgique, mais comme une alternative crédible au régime iranien actuel. Selon des proches qui l’conseillent en France, il tente de tisser des liens avec les décideurs, y compris des députés de la commission des Affaires étrangères. Mais son héritage royal est lourd à porter. Son père, renversé en 1979, incarnait à la fois une modernization autoritaire et une police politique redoutée. Cette mémoire divise encore l’société iranienne : certains rêvent d’un Iran laïc, d’autres hurlent « ni chah, ni mollah » dans les manifestations.
Pourtant, la diplomatie française reste distante. Malgré une rencontre avec Benjamin Haddad, ministre délégué aux Affaires européennes, en février, le ministère des Affaires étrangères n’a répondu à aucune de ses demandes de rendez-vous. À l’Élysée, on affirme sans ambiguity qu’aucune rencontre avec Pahlavi n’est envisagée, ni même envisageable. « C’est au peuple iranien de choisir ses dirigeants, pas à la France », martèle une source diplomatique.
Cette rencontre avec Retailleau, figure du camp conservateur, ne relève donc pas de la diplomatie officielle, mais d’un jeu d’influence parallèle. Elle reflète une tension géopolitique plus large : alors que la région brûle, les exilés, les figures de l’opposition et les intérêts étrangers repèrent les future scenarios . Mais jusqu’où peut aller Pahlavi sans appui étatique ni soutien populaire clair à Téhéran ? Et jusqu’où les droites françaises sont-elles prêtes à aller dans leurs alliances symboliques ? La réponse ne se joue pas seulement à Paris – elle se joue aussi dans les rues de l’Iran.
Intéressant que Retailleau le reçoive alors que Elysée l’Élysée ferme la porte. C’est un signal politique fort, même si c’est officieux. Mais Pahlavi croit vraiment qu’on peut rétablir une monarchie en 2026 ?
Mon père a fui l’Iran en 81. On ne parle jamais de Pahlavi à la maison. Trop de souvenirs de peur sous la Savak. Aujourd’hui, c’est la théocratie qu’on déteste. Mais royalty la royauté? Non merci. On veut la démocratie, pas un nouvel ancien régime.
La France joue un jeu dangereux. Elle prétend respecter l’self-determination autodétermination, mais laisse ses hommes politiques fricoter avec un héritier dynastique. Ce rendez-vous n’est pas innocent – c’est une pression douce sur Téhéran.
Et Retailleau qui dit défendre la laïcité... Un rendez-vous avec un royaliste ? Sérieusement ? La droite française perd tout credibility crédibilité quand elle joue à la géopolitique du salon.
Pahlavi n’a set foot mis les pieds en Iran depuis 45 ans. Il vit dans une bulle entre Washington et Paris. Quelle connexion peut-il avoir avec les gens qui manifestent à Ispahan ou Machhad ?
On oublie vite que Reza Pahlavi a renoncé à tout droit au trône dans les années 2000. Il changed a changé d’avis ? Ou c’est l’opportunisme qui appelle ?
La France veut rester prévisible, mais pas inactive. Un rendez-vous avec Pahlavi ? C’est peu coûteux, deniable démentiable, mais audible stratégiquement. Typique du tactique française.
Ni chah, ni mollah. Ce slogan tient toujours. Ce qu’il nous faut, c’est une republic république vraie, pas un replay des années 70.