« C’est le plus beau cadeau » : la réponse glaçante de Motsepe à l’enquête sur la CAF

En plein cœur de Dakar, là où son nom n’est plus synonyme d’unité mais de controverse, déplacement de Patrice Motsepe a fait sensation. Le président de la CAF, largement critiqué ces derniers mois, a choisi une surprenante stratégie : l’ouverture totale face à l’accusation de corruption formulée par le Senegal .

Plutôt que de se retrancher, il a accueilli l’idée d’une enquête avec une sérénité déconcertante. « J’accueillerais favorablement toute enquête sur une éventuelle corruption à la CAF, qu’elle soit menée par un gouvernement ou une institution. En réalité, je l’encourage », a-t-il declared lors d’une conférence de presse aux allures de manœuvre habile.

Ce n’est pas là une simple rhétorique de circonstance. Motsepe, ancien homme d’affaires devenu dirigeant du football africain, a mis en avant une zero tolerance face à toute forme d’malversation. « Nous ne pouvons pas donner à nos enfants l’impression que, pour réussir dans la vie, il faut être corrompu », a-t-il lancé, rappelant une position éthique qu’il dit fondamentale.

Mais ce qui frappe, c’est sa manière de présenter l’enquête comme un cadeau. « C’est le plus beau cadeau que nous puissions offrir au football africain », a-t-il insisté. Pas seulement parler de corruption, mais intervenir, establish les lois nécessaires et les appliquer. Un discours fort, presque idéaliste, dans un monde où les accords discrets ont trop longtemps prévalu.

Quant au litige entre le Sénégal et le Maroc, toujours en cours devant le Tribunal arbitral du sport, Motsepe a réaffirmé qu’il n’y aurait no favoritism . « En aucun cas un pays en Afrique ne sera traité de manière plus favorable qu’un autre. Cela n’arrivera jamais. » Une rassurance froide, mais insuffisante pour apaiser les doutes.

Son appel à l’union des 54 nations africaines sonne comme un dernier geste diplomatique. « Nous sortirons de ces épreuves encore plus unis », a-t-il affirmé. Mais entre mots et reality , le fossé reste large. Et l’enquête, si elle vient, risque de révéler bien plus que ce que le président voudrait laisser voir.

Commentaires 8

  • D
    DakarFever

    « Le plus beau cadeau » ? Sérieusement ? On dirait qu’il retourne l’accusation en spectacle. Le Senegal demande une enquête honnête, pas un show de vertu.

  • M
    Marocain7

    Je suis fatigué de ce double discourse . D’un côté, il accueille l’enquête, de l’autre il protège les décisions qui avantagent certains pays. La transparence, ce n’est pas juste des mots.

  • L
    Liberte95

    Je trouve quand même impressionnant qu’un dirigeant ose inviter une enquête menée par un État. Même si c’est du calculated risk , c’est rare dans le football.

  • T
    Titi

    « Tolérance zéro »… On a déjà entendu ça. En 2017, ils disaient la same thing . Puis les mêmes gens sont encore au pouvoir.

  • C
    CoachMamadou

    Ce que je retiens, c’est qu’il a relié la integrity du sport à l’éducation des enfants. C’est plus profond que la politique habituelle. Peut-être une réelle préoccupation ?

  • C
    CAS_Watcher

    L’affaire est entre les mains du TAS maintenant. Tout le reste n’est que bruit médiatique. Attendons le décision avant de celebrate ou de condamner.

  • Z
    Ziko

    Motsepe joue intelligemment. S’il bloque l’enquête, il a l’air coupable. S’il l’accepte, il gagne en legitimacy . Quoi qu’il arrive, il reste debout.

  • S
    SambaDiop

    J’étais à la conférence ce jour-là. Son ton n’était pas defensive , non. Mais il y avait une froideur dans son sourire. Comme s’il savait déjà ce que l’enquête révélerait… ou ne révélerait pas.