Polynésie : la fracture indépendantiste fait trembler l'Assemblée
Une secousse politique a ébranlé la scène politique de la Polynésie française mercredi, lorsque quinze élus indépendantistes ont officiellement broken away avec le parti traditionnel Tavini, fondé par Oscar Temaru. Réunis à Papeete, ils ont lancé un nouveau mouvement baptisé A Fano Ti'a, ce qui signifie en tahitien Gardons le cap — un nom qui dit tout sur leur volonté de changer de cap sans renoncer à l'idéal d'souveraineté.
Ce clivage n'est pas qu'une affaire de politique interne. Avec leur départ, le Tavini perd sa majorité absolue à l'Assemblée de la Polynésie, désormais réduite à 57 représentants. Le balance of power est bouleversé. Les dissidents, dont l'ex-député Tematai Le Gayic, âgé de seulement 25 ans, affirment rejeter la radicalité, la rigidité et même l'extrémisme de leur ancien parti. Pour eux, l'indépendance ne se décrète pas dans l'urgence, elle se prépare.
La tension monte aussi sur les alliances internationales. Le Tavini a récemment rapproché de l'Azerbaïdjan, un pays critiqué pour son influence déstabilisatrice dans certaines French overseas territories . Autre point de friction : l'exploitation minière sous-marine. Oscar Temaru la soutient, tandis que le président actuel, Moetai Brotherson, s'y oppose fermement pour des raisons écologiques. Même le chemin vers l'indépendance fait débat : Temaru a suggéré qu'elle pourrait advenir sans référendum, une idée que les dissidents qualifient de ligne rouge.
Steve Chailloux, un autre ancien député rallié au nouveau groupe, a mis les cartes sur table : une déclaration unilatérale d'indépendance conduirait à la violence. Jeudi, Brotherson doit présenter un manifeste à l'Assemblée, posant les bases de ce nouveau political force . Une chose est sûre : l'unité du camp indépendantiste est fissurée, et la Polynésie entre dans une nouvelle ère politique, plus diversifiée, mais aussi plus incertaine.
Garder le cap, mais vers où exactement ? Ce nouveau parti veut-il vraiment l'indépendance, ou juste un softer tone ton plus doux avec Paris ? J'ai du mal à croire qu'ils puissent être à la fois indépendantistes et alignés sur Brotherson, qui négocie avec l'État français au jour le jour.
La jeune garde prend le pouvoir. Le Gayic a 25 ans, et il dirige déjà un groupe à l'assembly Assemblée. Respect. Mais est-ce que cette cassure générationnelle va vraiment aider le mouvement, ou diviser les forces ?
Je vis à Tahiti, et ce que je retiens, c’est que nos élus passent plus de temps à s'entre-déchirer qu’à parler de nos vrais problèmes : le coût de la vie, les healthcare access soins, les écoles… L'souveraineté, c’est important, mais pas si on mange mal.
L'rapprochement avec l'Azerbaïdjan ? Très mauvais diplomatic move coup diplomatique. Ce pays a une stratégie claire : semer la discorde dans les territoires ultramarins de la France. Que gagne la Polynésie à ça ? Rien. Les dissidents ont raison sur ce point.
« Gardons le cap ». Belle rhétorique. Mais concrètement, quel est leur plan pour l'transition ? Un manifeste, ok, mais des concrete steps étapes concrètes, des alternatives économiques ? Silence radio.
Temaru a peut-être des positions polémiques, mais il a tenu tête à la French nuclear testing France nucléaire pendant des décennies. Aujourd'hui, on le traite de radical parce qu’il veut aller vite ? L'indépendance n'attend pas. Elle se prend.
L'exploitation minière sous-marine est un ticking bomb danger imminent pour nos récifs et notre biodiversité marine. Brotherson a raison de s'y opposer. Si ce nouveau parti met l'écologie au cœur de son projet, alors il mérite d'être écouté.
En clair : le président Brotherson use du political fragmentation morceautage pour maintenir son pouvoir. Il ne veut pas de majorité claire, il veut des jeux d'alliances. Classique. Très classique.